Les transports sont le 3e poste de dépenses des Français (12 à 13% du budget moyen d’après l’INSEE, le logement étant le premier poste avec 28% et l’alimentation le deuxième avec 16%).

A l’occasion de la semaine européenne des mobilités et au vu du contexte actuel de hausse du prix des carburants, la difficulté à développer l’électrification du parc de véhicules et la crise climatique avec notamment les incendies et l’enchaînement des vagues de chaleurs, nous estimons important de parler des déplacements. 

Aller travailler, récupérer les enfants à l’école, les emmener à leurs activités, aller faire ses courses… Les déplacements sont le quotidien de l’ensemble des citoyen·nes. Que nous vivions en ville, à la campagne, en banlieue, nous sommes toutes et tous concerné·es par des déplacements quotidiens plus ou moins longs. Pourtant il n’y a jamais eu autant de discriminations liées aux déplacements depuis le développement de la voiture individuelle dans les années 1950. 

Ces discriminations sont dues à plusieurs facteurs importants : 

  • Augmentation du prix de l’énergie et des carburants (Perte de pouvoir d’achat) 
  • Sous-investissement dans les infrastructures de transports en commun (Moins de solutions alternatives crédibles)
  • Nécessaire transformation du parc automobile pour faire face à la crise climatique 
  • Impacts sanitaires dû à la pollution générée par les transports (Problème de santé publique) 

Alors comment répondre concrètement à cette injustice ? 

En tant que groupe écologiste au Département de la Gironde, nous avons fait de nombreuses propositions durant ce mandat pour apporter des solutions concrètes sur notre territoire

  • Favoriser les alternatives à la voiture individuelle en réduisant sa place dans l’espace public : Diminution de l’espace dédié aux véhicules individuels au profit d’autres modes de déplacement.
  • Développer l’intermodalité : Encourager le développement de solutions combinant différents modes de transport (ex: vélo + train, covoiturage + bus) pour fluidifier les trajets.
  • Encourager l’adaptation aux nouveaux usages : Soutien à l’émergence de services de mobilité partagée (covoiturage, autopartage, autostop organisé de proximité) et une offre de transport plus flexible, notamment pour desservir les zones moins denses.
  • Développer des alternatives concrètes : Développement massif des mobilités douces (vélo, marche, véhicules intermédiaires) et des transports en commun avec en complément la voiture électrique comme alternatives à la dépendance à la voiture thermique. 

Mais cela devra s’accompagner de mesures fortes au niveau de l’État pour que nous puissions réduire les injustices dans nos modes de déplacements et permettre à chacun·e de pouvoir se déplacer facilement tout en limitant l’impact sur l’environnement et les ressources de la planète.

Notre parti propose des solutions concrètes pour lutter contre cette injustice : 

  • Le « Ticket Climat » et la gratuité ciblée : Nous proposons la mise en place d’un « ticket climat » ou de formes de gratuité pour les transports en commun, visant à rendre les mobilités durables accessibles à tous, en particulier pour les populations les plus vulnérables et les jeunes. L’objectif est de reporter massivement l’usage de la voiture individuelle vers les transports collectifs.
  • Investissement massif dans le ferroviaire : Nous souhaitons mettre ne place un plan de relance exceptionnel pour le train du quotidien, avec la réouverture de lignes secondaires (les « lignes de territoire »), l’augmentation de la fréquence des TER et Intercités, et une baisse significative des tarifs pour rendre le train compétitif face à l’avion et à la voiture sur les moyennes distances.
  • Plan Vélo national et apaisement de la circulation : Nous souhaitons généraliser les réseaux cyclables sécurisés sur tout le territoire (pas seulement en ville). La limitation de la vitesse sur autoroute à 110 km/h (voire 100 km/h) est également une mesure phare pour réduire les émissions et la mortalité routière.
  • Fin de la dépendance à la voiture thermique : Nous souhaitons l’arrêt des ventes de véhicules thermiques neufs dès 2030 (voire plus tôt pour certains segments), couplé à un fort développement des alternatives comme le covoiturage longue distance et l’autopartage. Une taxe ou un malus renforcé sur les SUV et les véhicules lourds est aussi envisagée pour financer la transition.
  • Rééquilibrage territorial : Une attention particulière est portée aux zones rurales et périurbaines avec le développement de solutions de mobilité partagée, de transports à la demande et de transports adaptés comme les véhicules intermédiaires, pour lutter contre la « fracture mobilité ».
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