Bordeaux, le 03/11/26

Les élu•es écologistes de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Département de la Gironde, de Bordeaux Métropole, Nicolas Thierry, Député de la Gironde et Marie Toussaint, Députée Européenne, souhaitent apporter leur soutien plein et entier à Valérie Murat qui va comparaître ce mardi 3 novembre devant la cour d’appel de Bordeaux dans le cadre de la procédure en dénigrement engagée contre elle et son association par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).

“Nous soutenons les femmes et les hommes qui, comme Valérie Murat, se battent pour des causes justes et pour le bien de toutes et tous. Cette procédure-bâillon nous empêche d’aborder le fond de la question qui est : quel modèle agricole voulons-nous pour maintenant et demain ?” Eve Demange, Conseillère Départementale, déléguée aux fermes Gironde Alimen’terre et aux circuits-courts.

Le combat que mène Valérie Murat au sein du collectif Alerte aux toxiques (AAT) en qualité de porte-parole est légitime et il doit être entendu. En septembre 2020, l’association Alerte aux toxiques, fondée par Valérie Murat, publie une analyse qui révèle la présence de résidus de pesticides dans 22 vins certifiés HVE (Haute Valeur Environnementale). Contrairement au label Agriculture biologique (AB), le label HVE n’interdit pas le recours aux pesticides de synthèse, alors même qu’il véhicule une image environnementale valorisante, susceptible d’induire les consommateurs en erreur. 

“Un label “Haute Valeur Environnementale” qui ne garantit pas l’absence de pesticides de synthèse : comment voulez-vous que les consommateur·rices s’y retrouvent ? À l’échelle régionale nous dénonçons depuis longtemps cette fausse solution, qui n’a d’ailleurs pas sorti les viticulteurs de la crise.” Christine Seguinau, Co-présidente du groupe des écologistes de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Nous savons la crise dans laquelle les viticulteurs girondins sont plongés depuis plusieurs années mais les réponses des instances censées garantir la viabilité économique du secteur et promouvoir l’image des vins de Bordeaux ne sont en aucun cas adaptées à cette crise. 

Alors que se multiplient les cas de cancers et de maladies liés aux pesticides et autres intrants utilisés en viticulture, qui touchent en premier lieu les exploitants, l’Etat Français à travers la loi Duplomb et l’Union Européenne à travers l’Omnibus X visant à assouplir les règles d’autorisation des pesticides, notamment en supprimant leur renouvellement périodique, n’hésitent pas à sacrifier la protection de la santé des citoyens et le devenir de notre agriculture.

« Quel avenir promet-on aux agriculteurs si, pour vivre de leur métier, ils doivent y laisser leur santé ? La loi Duplomb prolonge un modèle dont ils sont les premiers à payer le prix. Défendre notre agriculture, c’est lui ouvrir un avenir affranchi de la dépendance aux pesticides. Valérie Murat n’abîme pas la viticulture en alertant sur leurs dangers : elle défend la santé des agriculteurs et de l’ensemble de la population.” Nicolas Thierry, Député de la Gironde

“Avec l’Omnibus X, la Commission européenne déroule le tapis rouge aux lobbies de l’agro-chimie, au mépris de la santé des agriculteurs, des riverains et de l’ensemble des citoyens. Alors que les dangers des pesticides sont documentés, Bruxelles voudrait affaiblir les règles qui nous protègent. C’est une fuite en avant irresponsable. Nous avons besoin de protéger celles et ceux qui dénoncent les dangers des pesticides, pas de donner toujours plus de pouvoir à ceux qui en tirent profit.” Marie Toussaint, Députée Européenne

Nous appelons l’ensemble des acteurs de la viticulture à faire place nette des pesticides et à revenir à une pratique agricole plus résiliente et plus propre en se tournant vers l’agroécologie et l’agriculture biologique et de revaloriser, ainsi, l’image des vins de Bordeaux qui font le prestige de notre Région et notre Département. 

“Les Écologistes ont porté ces dernières années à la Métropole, un plan alimentaire territorial ambitieux pour accompagner la transition vers l’agroécologie et la bio. C’est aussi un enjeu de santé L’étude PestiRiv de l’Anses et Santé Publique France, sortie en septembre 2025, a montré que les riverains des zones viticoles sont plus exposés aux pesticides  appliqués sur ces cultures que les personnes éloignées de toute culture, et que ces expositions sont par ailleurs plus importantes en période de traitement.” Laure Curvale, Conseillère Métropolitaine

Contact Presse
Thomas MILLET-URSIN
Conseiller en Communication
Groupe Écologie & Solidarités
Département de la Gironde
t.milletursin@gironde.fr

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