Nos agricultrices ont du talent !

Jeudi 13 Mars 2025, une délégation d’élu·e·s écologistes, composée de la sénatrice Monique DEMARCO, du député Benoît BITEAU, de la conseillère régionale Christine SEGUINAU, des élues départementales Laure CURVALE et Eve DEMANGE, est allée à la rencontre de deux agricultrices sur le territoire Girondin.

La délégation a rencontré Marie-Pierre LACOSTE, ingénieure agronome et oenologue spécialiste des liquoreux qui a repris le domaine familiale du Château La Clotte Cazalis en mettant en avant des techniques de l’agroécologie ainsi que Xavier PLANTY, président de l’association agroécologique de Carbouey et sa directrice Marina GALMAN

Cela a été l’occasion d’échanger sur l’agroécologie en Gironde et en France notamment autour des pratiques d’avenir, résilientes face au dérèglement climatique, puis de voir concrètement comment un vignoble peut être géré en adoptant les pratiques de l’agroécologie.

Eve Demange et Marie Pierre Lacoste échange sur l'agroécologie

Nous avons notamment constaté les impacts positifs de cette pratique sur les sols et leur capacité à stocker du carbone, ainsi que sur la biodiversité. La transition vers ce modèle de l’agroécologie rencontre à ce stade plusieurs freins alors qu’elle est porteuse de vraies solutions pour les revenus des agriculteurs et agricultrices, la préservation du vivant et la lutte contre le dérèglement climatique. 

Il faut en effet plusieurs années pour arriver à faire une transition des sols qui ont été impactés par une utilisation excessive d’intrants et de produits qui ont fait perdre de leur qualité nécessaire pour réaliser des rendements optimaux, la transition doit absolument être mieux accompagnée financièrement. La capacité de stockage du carbone des sols est également un allié solide dans notre lutte contre le rejet des émissions de gaz à effets de serre et doit être pensé dans le développement de nouveaux projets agricoles. 

Eve DEMANGE et Benoît BITEAU sont ensuite allés à la rencontre de Bérénice WALTON, éleveuse de boeufs gras de Bazas dont le cheptel a été touché par la tuberculose bovine en 2024. Elle a vu treize années de travail effectué dans sa ferme à Arveyres (Gironde) partir en fumée suite à un cas de tuberculose bovine détecté et confirmé en novembre. Elle n’a, à ce stade, pas pu reconstituer la totalité de son cheptel et a dû se tourner vers les races Aubrac et Simmental.

Echange entre Benoit Biteau, député de écologiste de charente maritime, Eve Demange, conseillère départementale de gironde et Bérénice Waltone éleveuse à Arveyres

Nous souhaitions tout d’abord lui témoigner encore une fois tout notre soutien et saluer son courage à faire face à cet évènement douloureux.

Il est là question de comment nous pouvons accompagner nos éleveuses et éleveurs dans leur travail et soutenir une agriculture qui garantit une production de qualité et un soin du travail avec les bêtes, loin des fermes usines que l’industrie agroalimentaire souhaite nous imposer. Pour cela, il faut avant tout réaliser un travail législatif conséquent au niveau européen et national afin d’adopter des procédures moins systématiques d’abattage d’un cheptel entier. Il s’agirait là de s’inspirer de l’exemple Suisse dont les procédures n’envisagent que des abattages sélectifs.

L’indemnisation n’enlèvera jamais la douleur psychologique que traversent les nombreuses et nombreux éleveuses·eurs suite à ces décisions administratives qui souvent détruisent le travail d’une vie. Il a été aussi question de la vaccination des bêtes afin d’éviter la contamination par la faune sauvage qui est également pratiqué dans d’autres pays partenaire de la France (Grande-Bretagne).

Retour en haut